MASQUATRAPES
Mais qui est
Jacqueline Bellido ?
"Jacqueline savait comme une magicienne mettre de la légèreté et de la joie de vivre dans toutes ses actions : elle était l'instigatrice de ma force intérieure."
FABIENNE

Fabienne
" La présence de cette femme aux grands yeux bleus émerveillés, toujours prête à accueillir le nouveau, l'imprévu, l'indicible."
CLAIRE

Claire
"Je me demande ce qu'il serait advenu de moi si je n'avais trouvé sur ma route cette sorcière des âmes au bleu regard, qui du plomb de ma vie a fait jaillir l'or."
DJILEUS

Djileus
"Merci à toi Jacqueline, car c'est toi qui m'as permis d'y croire. "
SOPHIE

Sophie
"Sans Jacqueline et ses initiatives magiques, cette vie devenue vibrante n'aurait pas eu lieu. Les Masquatrapes ? La vie retrouvée."
GILLES M.

Gilles et Marie-Claire
"Jacqueline permettait à tous la découverte de soi- même, dans la même bousculade et la même profonde intuition de ses possibilités intimes."
MARIE-CLAIRE
"Je devins le serpent que St Georges (Jacqueline) va terrasser de ses sourires, de son incroyable gentillesse, de son caractère unique, de son immense générosité,
de son art."
RAYMOND

Raymond
"Jacqueline, tu as bariolé nos adolescences, nous avons engrangé des réserves de chaleur humaine, des pierres chauffées à l'essentiel, qui ont continué à diffuser tout au long de notre vie."
FRANCOIS

François
"A moi, ton élève pour toujours, tu m'as donné la sagesse de l'impossible et la mesure de l'invisible."
JEAN-GUILLAUME

Jean-Guillaume
"Ton jeu de scène et ton charisme époustouflant, ton dynamisme magique, font de toi une artiste UNIQUE."
MARIE-JO
" L'attirance qu'elle exerçait venait surtout de la
tendresse qui l'imprégnait. On avait l'impression que tous les sentiments, toutes les émotions l'avaient déjà touchée , et qu'elle était au-delà, alors même qu'elle était terriblement présente et vivante."
MARIE-HELENE

Marie-Hélène

Jeune femme à l'enthousiasme communicatif, ayant quitté son Algérie natale, elle suit dans les années soixante les cours de Maurice Jacquemont, directeur du Studio des Champs Elysées et professeur au Conservatoire National d'Art Dramatique de Paris.
De 1966 à 1970, professeur de lettres dans le cadre de la coopération franco-algérienne, elle crée, avec la collaboration de l'Académie, une méthode d'enseignement du français par le théâtre.
En 1973, à Paris, sous l'égide du comédien metteur en scène de la Comédie Française Michel Etcheverry elle crée et anime "Le Petit Théâtre des Hauts de Belleville", avec lequel elle monte "Le petit Prince" de Saint Exupéry.

Stéphanie Bellido, 3 ans, "Petite fleur de rien du tout" à Paris
Comédienne, metteur en scène et professeur d'art dramatique, elle arrive à Pau en 1975 où elle crée la Cie des Petits Masques, démarrant par une création collective pour enfants : "Le mariage de la princesse Chrysalide".

Les médias (presse puis télévision) s'intéressent vite à ce phénomène qui rassemble des enfants de tous âges dans des spectacles alliant humour et poésie et où les spectateurs affluent.
En 1979, Jacques Chancel lui consacre une émission de télévision sur Antenne 2. Puis c'est au tour de Jacqueline Joubert sur FR3 en 1980.
Dès 1976 se greffe l'atelier pour adultes. Jeunes et moins jeunes s'attaqueront alors soit à des pièces du répertoire (Garcia Lorca, Pirandello, Tennessee Williams, Grumberg, Aristophane, Dubillard, Obaldia...), soit à des créations collectives.
L'important étant pour Jacqueline Bellido de leur apprendre à oser exprimer toutes les facettes de leur personnalité et à chercher en eux l'authentique.
De 1975 à 1977, les cours ont lieu 21 rue Samonzet, à Pau, dans la galerie d'Art tenue par son mari, Jean-Claude Bellido, et à partir de 1978, au 6 rue Manescau à Pau, au sous-sol de sa maison, aménagé en atelier...
En parallèle des ateliers, elle crée en 1980 la Compagnie professionnelle.
Au début des années 90, la Compagnie compte dix permanents et emploie plusieurs intermittents dans les spectacles.
En 1990, elle crée un café-théâtre, au salon de thé "Côté jardin" rue Louis Barthou à Pau,avec, pendant trois ans, huit spectacles tournants quotidiensjoués tous les soirs à guichets fermés.
L'aventure connaît un succès retentissant mais s'arrête en 1993 quand la propriétaire vend son salon.
La Compagnie créera des spectacles qui font date, comme :
- La maison de Bernarda de Garcia Lorca en 1988
- De si tendres liens de Loleh Bellon en 1989
- Le petit Nicolas en 1991
- Les Diablogues de Dubillard en 1993
- Poètes je vous aime en 2001
- Les 3 vies de Nina B. en 2003, avec la collaboration d'Hubert Nyssen des Editions Actes Sud
- Diablogues de femmes en 2003
- Parlez-moi d'amour en 2004
- Faut pas pleurer comme ça en 2007,
etc.
La plupart de ces spectacles seront créés au Festival de Pau, présidé par Roger Hanin.

Quand on lui demande pourquoi cette passion du théâtre, Jacqueline Bellido répond qu'elle a baigné dedans toute son enfance. Sa mère l'enseignait aux enfants des écoles en Algérie, et elle la suivait en "dansant, chantant et jouant".
L'enfance, c'est sa passion et c'est son monde. Dans une pièce qu'elle a choisi de monter, Patachou, d'après Tristan Derême, elle chante ce message qui lui tient à coeur :
"Mon petit enfant
Te mangera le temps
Mais si tu comprends
Tant qu'il en est temps
Que le plus important
Quand on devient grand
C'est de savoir garder
Son petit coeur d'enfant..."
Ainsi, c'est à des centaines de personnes que cette femme solaire, au coeur immense, a apporté une étincelle de vie, une ouverture d'âme, un déverrouillage du coeur, une libération de la parole... la révélation d'un métier pour certains, la découverte de richesses insoupçonnées pour d'autres...
On peut dire que Jacqueline Bellido leur a donc transmis pendant plus de vingt ans le virus du théâtre, embellissant ainsi une partie de leur vie.
Les ateliers se sont arrêtés en 1995, mais la Compagnie n'en est pas éteinte pour autant : Jacqueline Bellido continue à enchanter les spectateurs, qui se pressent toujours aussi nombreux à chacune de ses créations.
De 1984 à 2002, elle seconde son mari à la tête de la revue Pau-Magazine, occupe les fonctions de conceptrice publicitaire pour Radio Pyrate, Europe 2 et RFM, et à partir de 1995, dirige et anime la stationde radio RFM à Pau. De 2001 à 2008, elle crée sept spectacles autour de la Poésie, revisite au féminin "Les Diablogues" de Dubillard, crée plusieurs spectacles pour enfants, organise des lectures- spectacles, intervient en bibliothèque, mène, sous l'égide de la mairie de Lescar, une expérience d'une année Lecture-Plaisir dans une classe de CM2, et ressuscite le café-théâtre à Pau avec la création à Lescar de diners-spectacles qui séduisent chaque semaine de très nombreux spectateurs.
De 2008 à 2011, elle interrompt ses activités théâtrales pour accompagner son mari, Jean-Claude Bellido, dans son combat contre la maladie et la mort.
En 2013, elle met en scène et interprète avec le comédien Gilles Llerena le spectacle Et Dieu... chercha du boulot.


Aujourd'hui, après la reprise de ses spectacles-poésie en 2014, elle se consacre à l'écriture et mise en place d'un triptyque sur l'Algérie dont le premier volet, J'ai laissé le piano dans la maison de Mostaganem sera créé lors de la saison 2016-2017.


Interview de Jacqueline Bellido à la galerie d'Art, rue Samonzet, à Pau, en 1976

Jean-Claude et Jacqueline Bellido, galerie d'Art, rue Samonzet à Pau
C'est là que les enfants assistaient aux cours de théâtre, plongés dans un bain de culture et d'art, entourés des Brasilier, Gantner, Trémois ou Renoir...

Jean-Claude Bellido devant la galerie d' Art, lieu des premiers cours